Mieux connaître le parcours d'Ivor et Sillar

Ivor vient de la province du Copperbelt, au nord de la Zambie, une région connue pour ses mines de cuivre. Il y travaillait, tout comme les hommes de sa famille, lui réparait les tapis roulants.

Un jour, au détour d’une conversation, il entend parler d’un programme pour la jeunesse africaine à Nairobi, au Kenya. Le projet rassemblait des jeunes venus de tout le continent pour parler de paix, de dignité et de solidarité, dans un contexte marqué par les guerres et le génocide rwandais. Sa lettre fait partie des 2 retenues pour la Zambie et voilà Ivor qui prend un bus, direction Nairobi. Trois jours de route à travers la Tanzanie pour rejoindre un rêve. Pendant trois mois, il apprend, partage, échange. Et à la fin du programme, on lui propose de devenir coordinateur du volontariat en Zambie.




De retour chez lui, il s’engage à Livingstone, au sud du pays, dans un orphelinat fondé par un pasteur et deux volontaires anglais. Pendant six ans, il y travaille auprès des enfants, tout en continuant son emploi dans les mines pour faire vivre sa famille, faisant les aller-retour entre les 2 régions opposées du pays, son épouse Sillar et leur première fille étant restées auprès de leur famille. Il se fait parfois épauler par sa mère Ivor, qui vient le remplacer auprès des jeunes orphelins à Livingstone.

Puis Sillar le rejoint et ils s'installent à Livingstone. C’est à cette époque qu’il découvre la communauté rurale de Milangu, un petit village isolé à une quarantaine de minutes de Livingstone. Les enfants y vivent loin de tout, et la seule école publique se trouve à plus de deux heures de marche. Beaucoup n’y vont jamais.

Alors avec son ami Stali Masole, Ivor décide de construire une école. Pas une grande structure, juste un endroit sûr où les enfants puissent apprendre, jouer, manger.



Grâce à son expérience du volontariat international, il réussit à faire venir des jeunes venus d’autres pays d’Afrique et d’Europe. Petit à petit, ils posent les premières briques, salle après salle, à la main. Les villageois participent à ce beau projet, et petit à petit, l’école grandit.
Ils creusent un puits, construisent un poulailler, des toilettes écologiques, un petit élevage pour nourrir les enfants. C'est une jeune femme du village qui leur enseigne les rudiments de la lecture et du calcul, son bébé attaché dans le dos.















Puis, à Livingstone, là où il vit avec Sillar et leurs enfants, Ivor crée une deuxième école, cette fois en ville. Elle accueille les enfants dont les parents n’ont pas les moyens d’acheter les uniformes, les livres ou les repas obligatoires dans les écoles publiques. La solidarité et le bénévolat sont au cœur du projet, grâce à des volontaires de tous pays.

La pandémie de Covid-19 a coupé les échanges et par ce fait les ressouces de l'association. Mais Ivor et Sillar ont continué chaque jour à accueillir les enfants, leur apprendre, les nourrir, et croire en eux.

Aujourd’hui, leurs deux écoles vivent grâce à leur énergie, à l’aide des volontaires et à la générosité de ceux qui croient, comme eux, que l’éducation est la clé d’un avenir meilleur.

“Je crois qu’un enfant éduqué peut changer tout un village.” – Ivor Makasa

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