Retour au village de Milangu

Quand Ivor nous a proposé d'aller "au village", nous savions qu'il parlait de la communauté de Milangu, un village à environ 40Km de Livingstone, un endroit riche de souvenirs pour nous:
- la découverte de cette vie tellement éloignée de ce que l'on connaît
- les courses poursuite de Galane avec les enfants du village
- la cueillette des goyaves, et ses conséquences sur les filles qui en avaient clairement abusé
- le repas fabuleux de NShima et aubergines partagé avec les anciens du village
Bref, beaucoup d'émotions remontent...





photos de février 2016

C'est là qu'il a monté sa première école en solo, nous consacrerons un article à son cheminement incroyable vers ces projets tellement utiles: l'éducation des enfants.

Là on s'entasse dans la voiture car on en profite pour ramener son contact privilégié dans le village, . C'est un homme très cultivé, la première fois qu'on l'a croisé il avait un livre d'agriculture écologique dans les mains. Il a une petite ferme au village, s'est lancé dans l'apiculture, bien que 2 années de sécheresse ont ruiné ses ruches, et en ville il propose ses services de charpentier.




Puis on arrive à l'école, où nous rencontrons le nouveau professeur. Un homme issu du village qui est parti 20 ans travailler en ville et est revenu pour enseigner aux plus jeunes du village. Les plus grands doivent marcher 5Km tous les matin pour rejoindre le collège!




On décharge les sacs que les dames du village ainsi que nos amis commencent à trier. Nous distribuons les brosses à dents et dentifrice pendant ce temps. 





Je me lance à lire un petit livre en anglais, mais ici c'est la langue principale est le Tonga, donc le professeur m'aide en insistant sur les mots en anglais que les enfants comprennent: "rabbit! rabbit", "the car! the car!!".




Les enfants se mettent ensuite en rang plus ou moins selon leur taille et sont alors distribués des vêtements à chacun. 


Le reste sera partagé entre les familles. Ivor m'explique que certains de ces vêtements seront peut-être revendus en ville contre de la nourriture. Peu nous importe, tant que cela leur est utile.



On en profite pour faire un tour du village, un petit pélerinage sur nos anciennes traces. Nous rencontrons des femmes qui nous expliquent ce qu'elles font.
La première pile du millet



La seconde élève des poules. Un poulailler haute performance lui a été mis à disposition par une firme qui lui fournit les poussins et revient acheter les poulets lorsqu'ils sont prêts.


Il s'agit surtout d'une grange ouverte, mais il est équipé de thermomètres sur panneau solaire, et d'un large tuyau qui parcourt la grange et qui est chauffé par des braises à l'extérieur, afin de tenir les petits poussins au chaud lors des soirées fraîches.


Elle nous présente aussi sa jolie maison


On peine à retrouver notre goyavier car ce n'est pas la même saison et il a l'air plus maigrichon qu'il y a 9 ans, mais on arrive à en tirer quelques fruits à peine mûrs.


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